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Smart agriculture IoT & solaire : 7 systèmes clés

January 15, 202618 min readVérifiéGénéré par IA

SOLAR TODO

Équipe d'Experts en Énergie Solaire et Infrastructure

Smart agriculture IoT & solaire : 7 systèmes clés

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L’agriculture intelligente IoT + solaire permet +10–25 % de rendement, jusqu’à 30 % d’économie d’eau et 15–40 % de réduction d’OPEX. L’article détaille 7 systèmes de monitoring, leurs specs (5–500 Wc, précision ±2–3 %) et ROI (2–4 ans).

Summary

L’agriculture intelligente combinant IoT et solaire permet +10 à +25 % de rendement, jusqu’à 30 % d’économie d’eau et 15 à 40 % de réduction d’OPEX. Cet article détaille 7 systèmes de monitoring clés, leurs spécifications techniques et leurs ROI typiques.

Key Takeaways

  • Déployer un monitoring d’humidité du sol (sondes 0‑60 cm, précision ±2 %) pour réduire de 20 à 30 % les volumes d’irrigation tout en augmentant le rendement de 5 à 15 %
  • Installer des stations météo IoT (mesure toutes les 5 min, IP65) pour optimiser les traitements phytosanitaires et réduire l’usage de produits de 10 à 20 %
  • Utiliser des compteurs d’énergie connectés (classe 1, 1‑3 phases) pour identifier 10 à 25 % d’économies sur les pompes et moteurs agricoles en moins de 12 mois
  • Alimenter les capteurs et passerelles IoT par kits solaires 50‑500 Wc avec batteries 1‑5 kWh pour garantir 99 % de disponibilité hors réseau
  • Mettre en place un monitoring de pompes solaires (débit, pression, kWh) pour réduire les pannes de 30 à 50 % et prolonger la durée de vie de 3 à 5 ans
  • Intégrer des capteurs de niveau (précision ±1 cm) sur bassins et citernes pour sécuriser 100 % des volumes critiques et éviter jusqu’à 2 à 3 ruptures d’eau par saison
  • Utiliser l’imagerie multispectrale (NDVI, GNDVI, résolution 10‑50 cm) couplée à l’IoT pour cibler les apports d’engrais et réduire les doses de 10 à 15 %
  • Centraliser les données sur une plateforme cloud (historique 24‑36 mois, API REST) pour piloter les KPI : €/ha, m³/ha, kWh/ha et démontrer un ROI en 2 à 4 ans

Smart Agriculture avec IoT et solaire : introduction

La pression sur les marges agricoles s’accentue : hausse du coût de l’énergie, stress hydrique, volatilité des intrants. Dans ce contexte, l’agriculture intelligente (smart agriculture) s’impose comme un levier majeur pour sécuriser les rendements tout en réduisant l’OPEX par hectare.

Les technologies IoT (capteurs, passerelles, plateformes cloud) permettent de mesurer en continu les paramètres critiques : humidité du sol, météo locale, consommation énergétique, état des équipements. Couplées à une alimentation photovoltaïque autonome, elles deviennent déployables partout, y compris en zones hors réseau ou avec un réseau instable.

Pour un décideur B2B (coopératives, agro-industriels, exploitations de grande taille), la question n’est plus « faut-il digitaliser ? », mais « quels systèmes de monitoring déployer en priorité pour un ROI rapide ? ». Cet article présente 7 systèmes clés, leurs architectures techniques types, leurs bénéfices chiffrés et des repères pour dimensionner les solutions solaires associées.

Les 7 systèmes de monitoring IoT & solaire qui transforment l’exploitation

1. Monitoring d’humidité du sol

Le monitoring d’humidité du sol est souvent le premier investissement IoT rentable. Il s’appuie sur des sondes capacitives ou TDR installées à plusieurs profondeurs (typiquement 10, 30 et 60 cm) pour suivre la réserve utile accessible aux racines.

Caractéristiques techniques typiques :

  • Plage de mesure : 0 à 100 % de teneur volumique en eau
  • Précision : ±2 à ±3 %
  • Profondeur : 0‑60 cm (jusqu’à 90 cm pour cultures pérennes)
  • Communication : LoRaWAN, NB‑IoT ou 4G
  • Alimentation : panneau solaire 5‑20 Wc + batterie Li‑ion 5‑20 Ah

Bénéfices opérationnels :

  • Réduction de 20 à 30 % des volumes d’irrigation en ciblant les apports
  • Gain de 5 à 15 % de rendement grâce à la réduction du stress hydrique
  • Baisse des coûts énergétiques d’irrigation de 10 à 25 % (moins de pompage)

Pour une ferme de 100 ha irrigués, un réseau de 1 sonde/3‑5 ha, alimenté par des kits solaires autonomes, permet un pilotage fin des tours d’eau. Le ROI se situe souvent entre 2 et 3 campagnes, selon le prix de l’eau et de l’électricité.

2. Stations météo connectées en énergie solaire

Les stations météo IoT fournissent des données microclimatiques indispensables pour ajuster irrigation, fertilisation et protection phytosanitaire. Elles complètent ou remplacent les données issues de stations régionales souvent trop éloignées.

Spécifications courantes :

  • Mesures : température, humidité relative, pluviométrie, vitesse/direction du vent, rayonnement global, parfois ETP calculée
  • Fréquence : acquisition toutes les 1‑5 minutes, envoi toutes les 5‑15 minutes
  • Indice de protection : IP65 à IP67
  • Alimentation : panneau solaire 20‑50 Wc + batterie 10‑40 Ah, autonomie 5‑10 jours sans soleil

Impact sur l’OPEX et le rendement :

  • Optimisation des fenêtres de traitement : réduction de 10 à 20 % des volumes de produits
  • Diminution des passages de tracteur : économie de carburant de 5 à 15 %
  • Meilleure gestion des risques de gel ou de coup de chaleur : limitation des pertes de 5 à 10 % sur cultures sensibles

Un réseau de 1 station/50‑100 ha, couplé à des algorithmes de décision (modèles maladies, calcul d’ETP), permet un pilotage agronomique plus fin et documenté.

3. Monitoring énergétique des pompes et moteurs agricoles

Les pompes d’irrigation, groupes de surpression, ventilateurs de séchage et moteurs divers représentent une part significative de l’OPEX énergétique. Des compteurs d’énergie et analyseurs de réseau connectés permettent de quantifier précisément les consommations et les dérives.

Caractéristiques techniques :

  • Mesures : kWh, kW, facteur de puissance, courant, tension, THD
  • Classe de précision : classe 1 ou meilleure (IEC 62053‑21)
  • Tension : 230/400 V, 50 Hz
  • Communication : Modbus RTU/TCP, LoRaWAN ou 4G via passerelle
  • Alimentation : directe sur réseau ou via micro-système solaire pour sites isolés

Gains typiques :

  • Identification de 10 à 25 % d’économies via :
    • remplacement de pompes surdimensionnées
    • optimisation des horaires de pompage (tarifs heures creuses)
    • détection précoce de dérives (roulements, colmatage filtres)
  • Réduction des pannes majeures de 20 à 40 % grâce au suivi des intensités et déséquilibres de phases

Pour les sites non raccordés, un monitoring minimal (capteurs de courant + communication) peut être alimenté par un kit solaire 50‑100 Wc, assurant une supervision à distance des groupes électrogènes et pompes diesel.

4. Systèmes de pompage solaire monitorés

Le pompage solaire est désormais une solution mature pour l’irrigation et l’abreuvement du bétail. L’ajout d’un monitoring IoT transforme un simple générateur PV en système pilotable et optimisable.

Architecture type :

  • Générateur PV : 1 à 50 kWc selon la taille de la ferme
  • Variateur de fréquence solaire ou contrôleur de pompage DC
  • Capteurs : débitmètre, capteur de pression, capteur de niveau, compteur d’énergie
  • Passerelle IoT 4G/LoRaWAN alimentée par le champ PV ou un kit dédié (50‑200 Wc)

Bénéfices mesurés :

  • Suivi en temps réel des m³ pompés, kWh consommés, m³/kWh
  • Réduction de 30 à 50 % des pannes par :
    • arrêt automatique en cas de marche à sec
    • détection de surchauffe moteur ou surtension
  • Allongement de 3 à 5 ans de la durée de vie des pompes grâce à un fonctionnement dans les plages nominales

Pour un pivot ou un goutte-à-goutte alimenté par pompage solaire, le monitoring permet aussi d’anticiper les besoins de maintenance et de documenter la performance pour les financeurs et assureurs.

5. Capteurs de niveau et gestion des réserves d’eau

Dans un contexte de stress hydrique, la gestion des réserves (bassins, citernes, tours d’eau) devient stratégique. Des capteurs de niveau connectés, alimentés par solaire, permettent de sécuriser en continu les volumes disponibles.

Spécifications typiques :

  • Technologies : ultrasons, pression hydrostatique ou radar
  • Précision : ±1 cm à ±2 cm
  • Portée : jusqu’à 5‑10 m de hauteur d’eau
  • Alimentation : panneau 5‑20 Wc + batterie 5‑10 Ah
  • Autonomie : 3‑7 jours sans soleil

Avantages opérationnels :

  • Évitement de 2 à 3 ruptures d’eau par saison sur les systèmes critiques (élevage, cultures maraîchères)
  • Optimisation des transferts entre bassins et forages : réduction de 5 à 15 % des pertes par débordement
  • Possibilité de déclencher automatiquement des pompes ou vannes (via relais IoT) selon des seuils de niveau

Couplés aux données d’humidité du sol et météo, ces capteurs permettent de planifier les tours d’eau plusieurs jours à l’avance et d’arbitrer entre parcelles en période de pénurie.

6. Imagerie et monitoring de la santé des cultures

L’imagerie multispectrale (drones, satellites ou caméras fixes) combinée à des capteurs au sol fournit une vision précise de la santé des cultures. Les indices de végétation (NDVI, GNDVI, NDRE) sont corrélés aux stress hydrique et nutritionnel.

Paramètres clés :

  • Résolution spatiale : 10‑50 cm (drones) à 3‑10 m (satellites)
  • Fréquence : hebdomadaire à mensuelle selon la source
  • Indices : NDVI, GNDVI, NDRE, cartes de biomasse
  • Intégration : via API vers la plateforme IoT agricole

Bénéfices :

  • Ciblage des apports d’engrais : réduction de 10 à 15 % des doses en modulant intra-parcellaire
  • Détection précoce de zones sous-performantes (drainage, salinité, colmatage goutte-à-goutte)
  • Priorisation des interventions mécaniques ou manuelles sur les zones à plus fort potentiel

Les infrastructures solaires IoT (stations météo, passerelles) servent de support à ces flux de données, en assurant la connectivité et l’alimentation électrique des équipements au sol (caméras fixes, récepteurs GNSS, etc.).

7. Plateforme centrale et tableaux de bord agro-énergétiques

Les 6 systèmes précédents prennent toute leur valeur lorsqu’ils sont intégrés dans une plateforme unique, accessible aux agronomes, responsables d’exploitation et directions financières.

Fonctionnalités attendues :

  • Agrégation de données multi-sources : capteurs IoT, SCADA d’irrigation, imagerie, ERP
  • Historique : 24 à 36 mois minimum pour analyser les tendances
  • Indicateurs clés :
    • m³/ha, mm d’eau appliqués vs ETP
    • kWh/ha, kWh/m³ pompé
    • rendement (t/ha) vs intrants (kg NPK/ha, L produits phyto/ha)
  • API REST pour intégration avec outils tiers (BI, GMAO, ERP)

Apports pour la décision :

  • Justification chiffrée des investissements (CAPEX) et économies (OPEX)
  • Mise en place de contrats de performance (partage des gains) avec prestataires
  • Standardisation des pratiques sur de grands périmètres (coopératives, groupes agro-industriels)

Une telle plateforme nécessite une architecture sécurisée (chiffrement TLS, gestion fine des droits) et une infrastructure énergétique résiliente. Les passerelles IoT sur site sont typiquement alimentées par des kits solaires 100‑500 Wc avec batteries 1‑5 kWh pour garantir une disponibilité >99 %.

Applications, cas d’usage et ROI pour les exploitations

Grandes cultures (céréales, oléagineux, protéagineux)

Priorités :

  • Monitoring d’humidité du sol
  • Stations météo connectées
  • Imagerie multispectrale

Effets typiques :

  • +5 à +10 % de rendement via une meilleure gestion de l’eau et de l’azote
  • Réduction de 10 à 20 % des volumes d’herbicides et fongicides
  • ROI en 2 à 4 ans selon la taille de l’exploitation et le niveau de mécanisation

Arboriculture et viticulture

Priorités :

  • Capteurs d’humidité multi-profondeurs
  • Stations météo avec modèles maladies
  • Capteurs de niveau sur bassins

Bénéfices :

  • Réduction de 20 à 30 % des volumes d’eau
  • Diminution de 15 à 25 % des traitements préventifs grâce aux modèles de risque
  • Amélioration de la qualité (degré, calibre, homogénéité) mesurable sur la valeur des récoltes

Maraîchage et serres

Priorités :

  • Monitoring énergétique (chauffage, ventilation, pompes)
  • Capteurs de niveau et pompage solaire
  • Plateforme centralisée de pilotage

Résultats observés :

  • Baisse de 15 à 30 % de l’OPEX énergétique
  • Réduction des pertes de récolte liées à des défaillances d’irrigation ou de climatisation
  • Retour sur investissement souvent inférieur à 3 ans grâce à la forte intensité de production

Élevage extensif et zones isolées

Priorités :

  • Pompage solaire monitoré pour abreuvement
  • Capteurs de niveau sur abreuvoirs et citernes
  • Stations météo de proximité

Intérêts :

  • Sécurisation de l’accès à l’eau sur de grandes distances
  • Réduction des tournées de contrôle de 20 à 40 % (moins de déplacements)
  • Meilleure gestion des pâturages en fonction de la pluviométrie locale et de la biomasse

Guide de sélection et dimensionnement : IoT & solaire en agriculture

Critères de choix des capteurs et systèmes IoT

  • Robustesse :
    • Indice IP ≥ 65, résistance UV, plage de température -20 à +60 °C
  • Précision et répétabilité :
    • Humidité du sol ±2‑3 %, débitmètres ±1‑2 %, énergie classe 1
  • Autonomie énergétique :
    • Dimensionner pour 3‑7 jours d’autonomie sans soleil
  • Connectivité :
    • LoRaWAN pour grands périmètres, NB‑IoT/4G pour sites isolés
  • Interopérabilité :
    • Compatibilité avec standards ouverts (Modbus, MQTT, API REST)

Dimensionnement simplifié des kits solaires IoT

UsagePuissance PV typiqueCapacité batterie typiqueAutonomie visée
Sonde sol + radio LoRa5–10 Wc5–10 Ah (12 V)3–5 jours
Station météo complète20–50 Wc10–40 Ah (12 V)5–10 jours
Passerelle 4G multi-capteurs50–200 Wc20–100 Ah (12/24 V)2–5 jours
Monitoring pompage solaire50–100 Wc20–50 Ah (12/24 V)2–3 jours

Ces valeurs restent indicatives ; un dimensionnement précis doit intégrer la consommation réelle (Wh/jour), l’ensoleillement local (kWh/m²/jour) et le niveau de disponibilité souhaité.

Comparaison des principales familles de systèmes

SystèmeCAPEX indicatif/point*Gain OPEX typiqueROI estiméPriorité recommandée
Humidité du sol400–800 €-20–30 % eau, +5–15 % rdt2–3 ansTrès haute
Station météo1 000–3 000 €-10–20 % phyto2–4 ansHaute
Monitoring énergétique300–1 000 €/équipement-10–25 % énergie1–3 ansTrès haute
Pompage solaire monitoré+10–20 % vs simple PV-30–50 % pannes3–5 ansHaute
Capteurs de niveau300–700 €-5–15 % pertes, 0 rupt.2–3 ansMoyenne/haute
Imagerie cultures5–20 €/ha/an-10–15 % engrais1–3 ansMoyenne à haute

*Ordres de grandeur à adapter selon pays, volumes et fournisseurs.

FAQ

Q: Pourquoi combiner IoT et énergie solaire en agriculture plutôt que d’utiliser uniquement le réseau électrique ? A: Dans de nombreuses zones rurales, le réseau est absent, instable ou coûteux à étendre jusqu’aux parcelles. L’alimentation solaire permet de déployer des capteurs et passerelles directement au champ, sans travaux de tranchée ni abonnement supplémentaire. Même sur des sites raccordés, le solaire garantit une continuité de service lors des coupures et réduit l’OPEX énergétique. Enfin, la production PV est corrélée aux besoins d’irrigation, ce qui améliore la cohérence énergétique globale de l’exploitation.

Q: Quels sont les premiers systèmes de monitoring à installer pour un ROI rapide sur une exploitation moyenne (50–200 ha) ? A: Pour un ROI rapide, il est pertinent de commencer par le monitoring d’humidité du sol et le monitoring énergétique des pompes et moteurs. Ces deux familles d’équipements ont un impact direct sur les postes les plus coûteux : eau et énergie. En général, 1 sonde pour 3–5 ha et des compteurs d’énergie sur les principaux groupes de pompage suffisent pour identifier rapidement 10–25 % d’économies. Une station météo connectée vient ensuite compléter le dispositif pour optimiser les traitements et l’irrigation.

Q: Comment dimensionner un kit solaire pour alimenter une station météo ou une passerelle IoT agricole ? A: Le dimensionnement part de la consommation quotidienne de l’équipement (en Wh/jour), du nombre de jours d’autonomie souhaités et de l’irradiation locale. Par exemple, une station consommant 10 W en continu (240 Wh/jour) avec 5 jours d’autonomie nécessitera typiquement 20–50 Wc de panneaux et 10–40 Ah de batterie à 12 V selon la région. Il est recommandé d’ajouter une marge de 20–30 % pour compenser les pertes (régulateur, température, vieillissement) et de s’appuyer sur des outils de simulation reconnus.

Q: Les systèmes IoT agricoles résistent-ils aux conditions extérieures difficiles (chaleur, poussière, humidité) ? A: Les équipements conçus pour l’agriculture doivent présenter un indice de protection IP65 minimum, une résistance UV et une plage de fonctionnement typique de -20 à +60 °C. Les boîtiers sont souvent étanches et ventilés passivement pour gérer la condensation. Les connecteurs et câbles doivent être spécifiés pour un usage extérieur prolongé. Lors du choix des solutions, il est important de vérifier les certifications et tests réalisés (vibrations, chocs, cycles thermiques) ainsi que les garanties proposées par le fabricant ou l’intégrateur.

Q: Quel est le niveau de compétence nécessaire pour exploiter les données IoT au quotidien sur une ferme ? A: Les plateformes modernes sont conçues pour être utilisées par des agriculteurs et techniciens non spécialistes de l’IT. Les données brutes (m³, kWh, % humidité) sont traduites en indicateurs agronomiques simples : tours d’eau recommandés, alertes de dérive de consommation, risques de maladie. Une phase d’accompagnement initial (formation de 1–3 jours) est toutefois recommandée pour paramétrer les seuils, interpréter les courbes et intégrer ces informations dans les routines de décision. Les exploitations plus grandes peuvent s’appuyer sur des conseillers ou des ingénieurs agronomes pour l’analyse avancée.

Q: Comment garantir la fiabilité des mesures (humidité, énergie, niveau) sur plusieurs années ? A: La fiabilité repose sur trois piliers : la qualité des capteurs, une installation correcte et une maintenance légère mais régulière. Il est conseillé de choisir des capteurs avec une dérive minimale et, si possible, une fonction d’auto-calibration ou un protocole de recalibration périodique. L’installation doit respecter les recommandations du fabricant (profondeur, ancrage, protections mécaniques). Enfin, un contrôle visuel annuel, le nettoyage des panneaux solaires, la vérification des connectiques et, si nécessaire, une recalibration garantissent la stabilité des mesures sur 5–10 ans.

Q: Quels sont les principaux risques de cybersécurité liés à l’IoT agricole et comment les limiter ? A: Les risques incluent l’accès non autorisé aux données de l’exploitation, la prise de contrôle d’équipements critiques (pompes, vannes) ou l’utilisation des passerelles comme point d’entrée dans d’autres systèmes. Pour les limiter, il est essentiel de chiffrer les communications (TLS), de gérer finement les droits d’accès, de maintenir les firmwares à jour et de segmenter les réseaux (réseau IoT séparé du réseau bureautique). Le recours à des solutions professionnelles, plutôt qu’à des équipements grand public non sécurisés, réduit significativement l’exposition aux attaques.

Q: Comment évaluer le ROI d’un projet de smart agriculture combinant IoT et solaire ? A: L’évaluation du ROI doit intégrer à la fois les économies directes (eau, énergie, intrants, main-d’œuvre) et les gains de rendement ou de qualité. On compare le CAPEX initial (capteurs, kits solaires, plateforme, installation) aux flux d’économies annuelles. Typiquement, les projets bien dimensionnés affichent des périodes de retour de 2 à 4 ans. Il est utile de suivre des indicateurs comme €/ha, m³/ha, kWh/ha avant/après déploiement, et de documenter les incidents évités (pannes, pertes de récolte) pour valoriser pleinement les bénéfices.

Q: Les systèmes IoT et solaires sont-ils compatibles avec les démarches de certification (HVE, bio, durabilité) ? A: Oui, ces systèmes facilitent même les démarches de certification en apportant des preuves chiffrées de la réduction des intrants, de l’optimisation de l’eau et de l’énergie, ou du respect de certains seuils. Les historiques de données peuvent être utilisés lors des audits pour démontrer la traçabilité des pratiques. Dans certains programmes de financement ou de labellisation, la mise en place de monitoring est valorisée, voire exigée, comme élément de preuve de la performance environnementale.

Q: Peut-on mutualiser les investissements IoT et solaires entre plusieurs exploitations ou au niveau d’une coopérative ? A: La mutualisation est souvent pertinente, en particulier pour les stations météo, les plateformes logicielles et certains équipements de pompage solaire de grande capacité. Une coopérative peut par exemple déployer un réseau de stations météo et de sondes de référence, puis diffuser les recommandations à ses adhérents. De même, des systèmes de pompage solaire centralisés avec monitoring peuvent desservir plusieurs exploitations. Cette approche permet de réduire le CAPEX par hectare, d’harmoniser les pratiques et de négocier de meilleures conditions avec les fournisseurs.

References

  1. NREL (2024): PVWatts Calculator – Méthodologie de simulation de la production photovoltaïque et données d’irradiation pour le dimensionnement des systèmes solaires hors réseau
  2. IEC 61724-1 (2021): Photovoltaic system performance – Part 1: Monitoring – Norme définissant les exigences de monitoring et d’évaluation des performances des systèmes PV
  3. IEEE 1451 (2022): Standard for a Smart Transducer Interface for Sensors and Actuators – Cadre pour l’interopérabilité des capteurs intelligents dans les systèmes IoT
  4. IEC 62053-21 (2020): Electricity metering equipment (a.c.) – Particular requirements – Static meters for active energy – Classe de précision pour compteurs d’énergie
  5. IEA (2022): Digitalization and Energy – Rapport sur l’impact de la digitalisation et de l’IoT sur l’efficacité énergétique, incluant le secteur agricole
  6. FAO & IRENA (2021): Renewable Energy for Agriculture – Étude sur l’intégration des énergies renouvelables, notamment le solaire, dans les systèmes agricoles et d’irrigation
  7. ISO 14046 (2014): Environmental management – Water footprint – Principes, exigences et lignes directrices pour l’évaluation de l’empreinte eau, applicable aux systèmes irrigués

À propos de SOLARTODO

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